UNE HISTOIRE DE RAT TAUPIER


AVRIL 2016

En fait.
Vous en n’avez strictement rien à péter des mes trucs de veganerie. Rien à battre de mes géniales recettes végétales. Vous vous tamponnez comme de l’an mille de mes cours de cuisine.
Je suis lente à la comprenette, mais j’ai toujours un neurone qui finit par se réveiller et qui prévient les autres.
JE VOUS AI COMPRIS : vous voulez des histoires.

Ça tombe bien : j’en ai une d’histoire. Une vraie de vraie.

Voyez-vous, quand on me demande ce que je fais dans la vie et que je réponds avec une pointe de suffisance « créatrice culinaire », une vague lumière s’allume dans le regard de mon interlocuteur. « Ah bon, mais où ça ? ». Quand je dis à Dienne, près de Murat alors là comment dire… au mieux la personne prend un air compatissant au pire elle me demande où sont les toilettes.

J’ai donc mis au point une stratégie marketing imparable : je réponds désormais « Entre Dienne et Paris » (comme on dirait « entre Hong-Kong, Sydney et New York », traduction: ça rigole pas les mecs). » Je vous sens pas complètement convaincus par la chose, mais je vous assure, depuis que je présente comme ça, le boulot tombe du ciel.

Comme je ne fais jamais les choses à moitié, j’ai décidé de faire semblant d’aller travailler à Paris pour de vrai, par souci de cohérence.  Quand je pars mon mari me dit « repose-toi bien » et mes amis me disent « cool, tu vas t’amuser», ce qui m’énerve au plus haut point.  Mais vous voyez pas que je fais semblant d’aller travailler et que cela fait partie de ma nouvelle stratégie marketing ????

Fermez les yeux, imaginez.  PARIS. J’avoue, à Dienne, il m’arrive aussi des trucs de ouf. La chienne bouffe un rat taupier et le vomit dans ma voiture ; je pète la serrure de la boîte aux lettres à coups de fourchette parce que je trouve plus la clef ; et même la semaine dernière on a eu de la visite : le monsieur de Colis Service est venu chez nous, il cherchait la maison des voisins.

Donc fermez les yeux, imaginez. PARIS. Là il vous arrive des trucs de ouf puissance dix. Des trucs qu’à Dienne c’est pas possible. T’oublies. T’es déjà bien content de ton histoire de rat taupier, alors tu te plains pas. Mais à Paris, tu entres dans le royaume merveilleux de « mais qu’est-ce qui va encore me tomber dessus? ».

PARIS,  sur un quai de métro, en route pour un rendez-vous fictif. Je suis en retard.  J’évite de croiser les regards, on ne sait jamais que quelqu’un voudrait me parler. Du je prends mon air  « je réfléchis à un truc grave, inutile de venir me déranger ».  Souvent je regrette de ne pas avoir de bouquin mais neuf fois sur dix j’en n’ai pas, et je me dis que ça ferait bizarre de faire semblant de lire si je n’ai pas de livre pour de vrai.

DONC C’EST QUOI L’HISTOIRE ?  Crotte : je me rends compte que je viens de vous pondre une page entière et que j’ai pas encore commencé à dire la vraie histoire. Ça craint du boudin. Du coup je vous propose de vous raconter ce qui m’est arrivé sur ce quai de métro dans la prochaine niouzlaiteur. Oui je sais ça énerve, mais ça crée du suspens. Niveau stratégie marketing c’est bon ça.

Avant de partir, la maxime du mois, lue cette semaine dans le Monde Diplomatique: « Johnny fais-moi mal, oh Johnny-Johnny. » Moi non plus j’ai pas tout compris.

LA RECETTE DU MOIS PAR MOI
Sauce crémeuse « façon fromage »
Matériel : un blender
·      4 poignées de noix de cajou non salées (environ 120g)
·      100 ml  de lait végétal (à défaut de l’eau)
·      1 jus de citron fraîchement pressé
·      4 à 6 c. à soupe de levure alimentaire en paillettes (en fonction de la marque)
·      1 à 2 c. à soupe de tamari (dosez en fonction de votre goût pour le salé)
·      Poivre, à votre convenance
·      Facultatif : une pincée de curcuma (pour accentuer la couleur jaune)

Faites tremper les noix de cajou dans l’eau 1 heure minimum (si vous avez un blender pourri, comptez une nuit entière). Rincez. A l’aide du blender, mixez tous les ingrédients jusqu’à obtenir une sauce très onctueuse et parfaitement lisse. Goûtez, rectifiez l’assaisonnement si besoin. Parfait pour les sandwiches, dans les burgers à la place de la mayo, avec des bâtons de crudités…  

Il faut nous faire une raison, il est temps de nous quitter.
Sarah

1 commentaire:

  1. J'arrive comme un cheveu sur la soupe, mais moi j'en ai pas rien à fout' des trucs véganes et des bonnes petites recettes miam!!!

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