SACRÉ MONSIEUR COUIC


La niouzletter d’une cuisinère égarée dans la blogosphère. MARS 2016

Ben voilà. La poisse.
La méga-GROSSE-poisse.

Le 21 février dernier, 16h32 pétante, pendant que d’autres avaient le nez dans leur collection de Lego, il est arrivé ce qui devait arriver : j’ai arrêté d’avoir des idées. Un mec pas du tout sympa, quelque part dans le cosmos, a coupé le robinet, avec à mon attention ce mot qui fait froid dans le dos : « couic » (j’invente pas).

Avant le 21 février j’avais des idées au kilo, que dis-je, à la tonne, pif-paf-pouf, ni vu ni connu j’t’embrouille, je m’apprêtais à vous balancer du lourd : un grand sujet sur les ongles de pied, un reportage sur la sexualité débridée de sauterelles ardéchoises, comment j’entends des voix surtout le soir avant de dormir et même je voulais vous donner quelques recettes végé.  
Et puis mister Couic est arrivé sans crier gare et il a tout bousillé. Le mec s’est barré avec mon inspiration sous le bras, genre pas gêné, surtout fais comme chez toi mon pote.

Comment dire? Tu te fais tirer ton portable, t’appelle Orange, ils t’en refilent un autre plus neuf. Mais tu te fais braquer ton inspiration, ben là tu pleures.

Du coup moi je fais quoi? Je suis allée déposer plainte à la gendarmerie du village.

Comme j’avais un peu peur de pas être prise au sérieux, je l’ai joué soft, polie, me répétant en boucle « je suis normale, je suis normale, je suis normale ». J’explique calmement mon cas à un représentant des forces de l’ordre (on dit comme ça ?) qui m’écoute religieusement. Ça m’a fait chaud au cœur une telle attention. Finalement le gars déclare « Hannnnnn là là là là (il agite la main comme si je venais de lui mordre), mais c’est super grave madame ! On va appeler François Hollande. » Alors moi, vous imaginez, je suis un peu gênée, je dis « Euh vous êtes sûr ? » et l’homme me répond sur un ton on ne peut plus solennel « Madame, les moutons n’ont qu’à bien se tenir». 

La tuile: le mec est carrément barje ! Si ça se trouve il est schizophrène, il a un couteau dans son sac et son double est en train de lui chuchoter qu’il est un agent double à la solde de monsieur Couic, qu’il doit me zigouiller sur le champ. J'ai très peur.   
En y réfléchissant bien, tout cela paraît peu probable. Mais des fois j’aime bien me faire des gros films : c’est divertissant et c’est ma façon de contribuer à la lutte contre le téléchargement illégal.

Bref, je regarde le gendarme fou qui cherche le numéro du président dans ses contacts et je me dis que je préfère carrément avoir perdu l’inspiration que la raison. Mon moral remonte en flèche.
Après avoir suggéré un régime végétarien à mon interlocuteur assermenté, je rentre chez moi et je lui envoie ma super recette de chantilly de patate douce aux pousses d'échalote..

La maxime du mois : « Vincent Bolloré, est-ce que tu veux être mon copain sur Facebook ? » Celui qui pense que cette maxime n’est pas une maxime, il a beau le penser tout bas dans sa tête, je l’entends quand même.  Puis-je aimablement rappeler à cette personne que je me suis fait chouraver mon inspiration, et que logiquement, ma maxime mensuelle est encore plus pourrie que d’habitude ?

En attendant que l’inspiration revienne, je vous souhaite le bon vent.
Sarah

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